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ASTIER Jean, Émile

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 24 mars 2024
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 févr.

Né le 2 janvier 1917 à Marseille (Bouches-du-Rhône), mort le 18 janvier 2002 à Istres (Bouches-du-Rhône) ; employé des chemins de fer ; syndicaliste CGT ; militant communiste de Miramas (Bouches-du-Rhône) ; membre du Mouvement de la Paix.


Jean Astier [Arch. de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône]
Jean Astier [Arch. de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône]

Jean Astier était le fils de Rosalie Astier, née à Guiras (Ardèche). N’ayant pas connu son père, il fut pupille de l’Assistance publique des Bouches-du-Rhône. Il grandit dans le hameau de Sainte-Marie à Vars (Hautes-Alpes) chez un couple de cultivateurs, Jules et Joséphine Rostollan. Le couple avait déjà deux filles, Marie et Juliette, qui avaient respectivement seize et quinze ans de plus que Jean et travaillaient la terre avec leurs parents. En 1931, Jean Astier était officiellement employé par la famille comme domestique. Un autre jeune homme, Raoul Pray, lui aussi venu de Marseille et de quatre ans plus âgé, occupait le même emploi dans le foyer.


Par la suite, Jean Astier fut embauché comme ouvrier agricole à Arles (Bouches-du-Rhône) chez M. Belin, puis au Domaine de la Forêt à Mas-Thibert (Bouches-du-Rhône). Il s’engagea comme volontaire pour trois ans dans l’armée et fut actif dans le 405e régiment de défense contre les aéronefs à partir de décembre 1935 et dans le 1er régiment d’artillerie à partir de juin 1936. Il rentra dans ses foyers en décembre 1938 avec un certificat de bonne conduite. Mobilisé contre l’Allemagne le 24 août 1939 dans le 162e régiment d’artillerie, 8e batterie, on l’affecta en subsistance à la 8e batterie du 154e régiment d’artillerie du 16 au 20 avril 1940. Il fut démobilisé le 16 juillet 1940.


En décembre 1941, Jean Astier entrait au chemin de fer en qualité de journalier d’équipe au service de l’exploitation. Il le resta jusqu’à fin août 1942. Il fut ensuite auxiliaire de brigade au service voie et bâtiment à Miramas jusqu’en fin février 1943, gagnant 8 F 30 de l’heure. En mars 1943, il était cantonnier à l’essai avec des appointements de 645 F mensuels et domicilié à Saint-Martin-de-Crau. On le nomma cantonnier en mars de l’année suivante, avec un revenu de 792 F mensuel.


En 1946, il emménagea avec sa femme Yvonne Bonnefois à Miramas aux Cités Jardins, quartier dans lequel ils passeront le restant de leur vie. Ils eurent une fille et deux garçons. Jardins, quartier dans lequel ils passeront le restant de leur vie. Ils eurent une fille et deux garçons.


Jean Astier adhéra au Parti communiste à la fin de l’année 1947. Également membre de la CGT, il participa à de nombreuses grèves, mais n’eut pas de responsabilités politiques ni syndicales. D’après des compte-rendus de réunions, il milita entre mai 1966 et avril 1968 au sein de la cellule communiste d’entreprise Marcel Cachin. En faisaient également partie Jean-Marie Argiolas, Gérard Fabrier, Roger Juana, Jean Pédinielli, Raymond Perrot et François Pintori. Il termina sa carrière au service de l’entretien du matériel.


Retraités de la CGT de Miramas au début des années 1970 (devant l’Union locale). Jean Astier est accroupi fumant la pipe. Sa femme Yvonne se tient debout, la quatrième en partant de la gauche,
Retraités de la CGT de Miramas au début des années 1970 (devant l’Union locale). Jean Astier est accroupi fumant la pipe. Sa femme Yvonne se tient debout, la quatrième en partant de la gauche,

Une fois à la retraite, Astier participa avec assiduité aux réunions de la cellule communiste Arthur Favaro ainsi qu’aux manifestations du Mouvement de la Paix. Dans la demande de carte de vétéran qu’il fit après 40 années d’appartenance au PCF, il mentionnait avoir milité avec Louis Cote, Juliette Demory et Émilien Reyne. Sa cellule était alors rattachée au canton d’Istres. Il était domicilié à Miramas dans la cité Conseil général, entrée 2, n°18. Son engagement syndical se prolongea au sein de la section des cheminots retraités de la CGT.


Jean Astier fut incinéré en 2002. Ses cendres reposent aux côtés de celles de sa femme au columbarium du cimetière de Miramas.


Sources : Arch. Dép. Hautes-Alpes, Recensement de la population de Vars, 1921, 6 M 339/20 ; 1931, 6 M 353/13 ; Registre matricules militaires, Classe 1935, matricule 327. — Archives Nationales du Monde du Travail (Roubaix), Personnels du chemin de fer, 1995 63 279, N°79564. — Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, 315 J 630 Fédération départementale du PCF (demande de carte de vétéran d’Yvonne et Jean Astier : 1 AU 0648). — Archives Argiolas. — Propos recueillis auprès de sa fille, Marie-Claude Incerti. — Site Généanet, arbre généalogique d’Alain Sabatier. — Cimetière de Miramas.


1ere version dans Le Maitron : 20 février 2021.

2e version : 4 juin 2025.

3e version : 23 juin 2025.

4e version : 13 février 2026.

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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