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FABRIER Gérard, René, Louis

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 24 mars 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 févr.

Né le 18 août 1926 à Ganges (Hérault), mort le 7 septembre 2023 à Istres (Bouches-du-Rhône) ; employé d’usine, ouvrier bonnetier puis cantonnier principal SNCF ; syndicaliste CGT ; militant communiste du Vigan (Gard), de Ganges, Sisteron (Alpes-de-Haute-Provence) et Miramas (Bouches-du-Rhône) ; résistant du maquis ORA (Organisation de Résistance de l'Armée) des Corsaires (Gard).


Gérard Fabrier en 1994 [Arch. de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône]
Gérard Fabrier en 1994 [Arch. de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône]

Gérard Fabrier s’engagea dans le "maquis des Corsaires", créé à Mandagout (Gard) autour du pasteur Georges Gillier alias "Gervais" et rattaché à l’ORA (Organisation de résistance de l’armée). On ne sait quel rôle il y joua précisément. Après avoir développé des ramifications en Hérault, le maquis passa sous l’autorité du colonel Joseph Guillaut dit "Le Corsaire". Entre 1943 et 1944, ses membres prirent en charge l’accueil et l’instruction des réfractaires au STO et la protection des parachutages. Ils effectuèrent des opérations de harcèlement, de couverture de replis dans les Cévennes et participèrent aux combats de la Libération du Languedoc durant l'été 1944. Le 27 août, le maquis prit part à l’entrée des FFI dans Montpellier au sein de la "colonne Leroy".


Arrivée du maquis des Corsaires le 27 août 1944 place de la Comédie. Photo publiée dans La Libération de Montpellier août 1944 [Archives de Montpellier, 5BIB283]
Arrivée du maquis des Corsaires le 27 août 1944 place de la Comédie. Photo publiée dans La Libération de Montpellier août 1944 [Archives de Montpellier, 5BIB283]

Fabrier fut employé de l’usine chimique Progile, puis bonnetier pour l’usine Rodgers – sans doute située à Sisteron – avant d’entrer plus tard à la SNCF. Il fut actif au sein de l’Union de la Jeunesse républicaine de France (UJRF) avant d'adhérer au PCF en 1948. Syndiqué à la CGT, il y aura des responsabilités en tant que secrétaire et délégué du personnel.


Fête de L’Humanité 1964, stand des Bouches-du-Rhône. De gauche à droite : Gérard Fabrier, Raymond Blanc, Paulette Argiolas, Jean-Marie Argiolas.
Fête de L’Humanité 1964, stand des Bouches-du-Rhône. De gauche à droite : Gérard Fabrier, Raymond Blanc, Paulette Argiolas, Jean-Marie Argiolas.

En 1965, il fut présenté par le PCF aux élections municipales de Miramas sur la liste menée par le menuisier Louis Cote. Au premier tour, le 14 mars, son nom figurait notamment aux côtés de ceux de l’instituteur Georges Thorrand, de trois femmes (Paulette Argiolas, Yvonne Astier et Denise Clément) et de neuf autres cheminots. C’est la liste de Pierre Tristani, médecin UNR, qui remporta le scrutin.


Marié avec Williane Pagès, Gérard Fabrier eut avec elle plusieurs enfants.


Dans la demande de carte de vétéran du PCF qu’il adressa en 1994 à la fédération des Bouches-du-Rhône, il citait des camarades avec lesquelles il avait milité : G. Millet au Vigan ; W. Soulier à Ganges ; Desprezt, Touche et Mascar à Sisteron. Il habitait toujours à Miramas – domicilié au parc La Carraire, Vent di Souleu – et était membre de la cellule de quartier Arthur Favaro.


Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, 315 J 634 (demande de carte de vétéran : 1 AU 2131). — Archives Argiolas. — Article de La Marseillaise de 1965. — Bulletin de vote du 14 mars 1965. — Site Mémoire vive de la Résistance, "Maquis des Corsaires/Mandagout". — Arch. mun. Montpellier, "80e anniversaire de la libération de Montpellier". — Site Match ID, Acte n°216, Source INSEE : fichier 2023, ligne n°434502.


2e version : 11 janvier 2026.

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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