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RUBIO Jean

Renaud Poulain-Argiolas
3 sept.
2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Né le 24 septembre 1924 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), mort le 23 juillet 1990 à Martigues (Bouches-du-Rhône) ; mécanicien ; syndicaliste CGT ; militant mutualiste ; résistant des Milices patriotiques (MP) – Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP).


Jean Rubio était le fils d’un couple d’Espagnols de Murcie. Son père, Antonio Rubio, originaire de Mula, fut ouvrier et agriculteur. Sa mère, Teresa Carreras, native de Santomera, était sans profession. Elle accoucha de quatre enfants entre 1914 et 1924 – dans l’ordre : Pierre, Thérèse, Isabelle et Jean. Il semble qu’ils étaient déjà installés à Port-de-Bouc à la fin de la Première guerre mondiale. En 1931, leur foyer était situé dans le quartier de la Baumasse. Le père et le fils aîné étaient journaliers aux Établissements Kuhlmann. Dans le voisinage vivaient les familles de Blas Clemente, Jean Scarulli, Trente de Fabritiis, François Alcantara et Ange Deledda.


Jean Rubio avait une formation de mécanicien. Sous le matricule 71030, il participa, entre 1942 et 1944, au groupe de résistance du quartier Tassy coordonné par Manuel Mateu. Affilié aux Milices patriotiques (MP) – Forces Unies de la Jeunesse Patriotique (FUJP), le groupement faisait se fréquenter Otello Cecchini, Ange Deledda, François Callejon, Vincent Juan, François Alcantara dit "Fanfan" et Jean Rosa. Tous étaient placés sous les ordres d’Henri Lazzarino, Georges Lazzarino et Joseph Brando. Le premier fut pris par les Allemands et fusillé au Fenouillet le 13 juin 1944.


On ignore si Rubio eut un engagement politique après la guerre. Il dirigea à son compte une entreprise de tuyauterie puis une entreprise de travaux publics. Le 29 février 1960, il se maria à Saint-Saturnin-lès-Avignon (Vaucluse) avec Rose Julien, qui était née dans cette commune.


Syndiqué à la CGT, il prit part à la souscription lancée par l’association des Amis de la Médecine sociale pour racheter la maternité du chantier naval et la transformer en centre de santé mutualiste – le centre Michel Borio.


Son frère aîné, Pierre (Pedro) Rubio (1914-2002), fut un militant syndicaliste de Port-de-Bouc.


Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, État civil de Port-de-Bouc, Naissances 1924, Acte n°104, 202 E 1322 ; Recensement de la population de Port-de-Bouc, 1931 (2e série), 6 M 511. — Liste des membres du groupe de Résistance du quartier Tassy dressée par Manuel Mateu (24 août 1985). — Propos recueillis auprès de Raymond Mateu (septembre 2026). — Site Généanet, Arbre généalogique d’Audrey Rubio ; Arbre généalogique réalisé par Renaud Poulain-Argiolas. — Site Match ID, Acte n°343, Source INSEE : fichier 1990, ligne n°386766.


1ere version : 3 septembre 2026.

2e version : 12 septembre 2026. 

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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