SPERDUTO Joseph, Désiré, Élie
- Renaud Poulain-Argiolas
- 11 mai 2024
- 2 min de lecture
Né le 1er août 1910 à Martigues (Bouches-du-Rhône), mort le 30 mai 1973 à Martigues ; charpentier menuisier ; résistant des Francs-Tireurs et Partisans français.
Les parents de Joseph Sperduto étaient Raphaël Sperduto, menuisier originaire de Gaëte (province de de Latina) dans la région du Latium (Italie), et Marie, Joséphine Vaudo, martégale et fille de marin. Ils eurent au moins sept enfants : Laurentine en 1906, Esprit en 1908, Joseph en 1910, Marie en 1912, Justine en 1915, Théodosie en 1917 et Fernand en 1921.
Charpentier menuisier, Joseph Sperduto travailla chez M. Fouques (Martigues) de septembre 1940 à décembre 1941, puis à Air Série (Marignane) de janvier 1942 à novembre 1942. Embauché par la suite comme charpentier de marine chez Jean Sicciaroni à Martigues, il y resta jusqu’en août 1943, avant d’être requis civil chez Boudignon Frères à Arles, toujours comme charpentier de marine, jusqu’à la Libération.
Son dernier grade dans l’armée de réserve était matelot dans la marine. En juin 1943 il s’engagea dans les FTPF du sous-secteur de Martigues auprès de Paul-Baptistin Lombard alias "Titin". Ce dernier l’affecta au groupe de Joseph Durand dit "Léon". Jusqu’en août 1943 il participa à l’affichage et aux distributions de tracts et de journaux. Sur ordre du chef de groupe il fit de septembre 1943 à juillet 1944 de la propagande verbale sur le chantier pour le ralentissement des constructions de bateaux. Il réalisa divers sabotages pendant l’exécution du travail. Lors de ses déplacements de Martigues à Arles, il distribuait là aussi des tracts et des journaux. Présent dans sa commune une semaine avant la Libération, il participa avec son groupe aux combats pour libérer le sous-secteur.
Le 7 mars 1949, Joseph Durand, son ancien chef de groupe FTPF, attesta par écrit qu’il avait bien été actif dans son groupe de juillet 1943 à la Libération, accomplissant « toutes les tâches et missions qui lui ont été confiées avec courage et abnégation ». Joseph Sperduto reçut un certificat d’appartenance aux FFI daté du 20 juin 1949 pour ses services accomplis du 1er juin 1944 au 31 août 1944, signé par Magnan, représentant le commandant Croissant, chef du Bureau Chancellerie de la IXe Région Militaire. Il était domicilié au 14 place Lafayette à Martigues.
D’après l’historien Jacky Rabatel, l’action des FTP à Martigues était difficile à distinguer nettement de celle du Parti communiste. On ignore toutefois si Joseph Sperduto fut un militant politique au-delà de son engagement dans les FTPF.
Sources : SHD Vincennes, GR 16 P 555486. — Jacky Rabatel, Une ville du Midi sous l’Occupation : Martigues, 1939-1945, Centre de Développement Artistique et Culturel, 1986. — Site Généanet, arbre généalogique Ruggeri–Luque. — Site Match ID, Acte n°127, Source INSEE : fichier 1973, ligne n°36411.
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