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ROBINI Albert, Marcel, Pierre. Pseudonyme : PROLO Albert

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 17 mai
  • 4 min de lecture

[Cette biographie s'inspire d'un texte originellement écrit par René Lemarquis, Jean Maitron et Claude Pennetier. Je l'ai complété, en mettant en gras mes propres apports pour pouvoir les distinguer.]


Né le 1er juillet 1900 à Tunis (Tunisie) ; conducteur de travaux aux PTT ; syndicaliste CGTU puis CGT, responsable syndical des PTT en Algérie et à Nice (Alpes-Maritimes) – secrétaire de l’Union départementale CGTU (1926), secrétaire général (1930) puis secrétaire adjoint (1933) du syndicat unitaire des PTT des Alpes-Maritimes, secrétaire adjoint de l’Union locale CGTU, membre du Comité d’entreprise ces PTT (1936), secrétaire adjoint de l’Union départementale CGT (1937), secrétaire du syndicat départemental des services techniques des PTT, secrétaire régional adjoint, secrétaire adjoint de la Fédération postale des Alpes-Maritimes et secrétaire adjoint du Cartel des Fonctionnaires – ; militant communiste, secrétaire adjoint du rayon de Constantine (1926), secrétaire de la cellule n°3 (PTT) de Nice (1932), membre du secrétariat régional puis du bureau régional (1937) des Alpes-Maritimes.


Albert Robini en 1937
Albert Robini en 1937

Albert Robini était le fils de Pierre Robini, chef d’équipe aux PTT, qui fut adhérent du PC jusqu’à sa mort en 1924, et de Françoise Bensa, qui avait tenu quelque temps un commerce d’épicerie, tous deux natifs de Nice. Il reçut jusqu’à l’âge de quinze ans une instruction « légèrement au dessus » du primaire dans une école de Toulon (Var) où ses parents étaient venus s’installer. En 1911, la famille habitait la Cité Regrutto. Albert était le benjamin de sa fratrie qui comprenait aussi Marie (née en 1889), Adèle (1893) et Marceau (1897).


Il commença à travailler en 1915 avant de venir, en 1917, demi ouvrier tourneur. Il s’engagea en 1918 pour trois ans et servit dans l’armée comme chef d’équipe PTT dans le génie (télégraphie) et obtint le grade de sergent. À sa libération, en 1921, il entra dans les PTT où il devint conducteur de travaux. Domicilié au 3 rue Antoine Bonnet dans le quartier Saint-Roch, il se maria à Toulon le 5 mars 1923 avec Julie Copello, qui deviendra communiste et trésorière des Jeunes Amis du Secours populaire.


Albert Robini adhéra au Parti communiste à Toulon à la fin de 1924, influencé par son père et présenté par Michel Goutier, commis des PTT. Il partit l’année suivante en Algérie, envoyé par son administration. Secrétaire adjoint du rayon de Constantine en 1926 et secrétaire de l’Union départementale (UD) CGTU, il dirigea des grèves auxquelles participèrent des ouvriers arabes, en particulier en 1926 une grève des ouvriers boulangers de Constantine. En 1928, la fédération postale unitaire lui confia le rapport sur la question algérienne pour son IIIe Congrès tenu à Paris (28-30 juin). Cette même année, il fut déplacé d’office de Constantine à Saïda dans le Sud oranais. Atteint par le paludisme, il revint en 1929 et habita à Nice (Alpes-Maritimes).


À Nice, où il fut affecté d’abord à une cellule de rue, puis à la cellule d’entreprise José Diaz, Albert Robini participa comme orateur à diverses manifestations et campagnes électorales (en 1932 pour les législatives). En 1932, il succéda à Alfred Grenouillat comme secrétaire de la cellule n°3 (PTT) de Nice et fut chargé de la propagande par le bureau du sous-rayon de Nice. En 1935-1936, il rédigea des articles dans Le Cri des Travailleurs sous le pseudonyme d’Albert Prolo. Devenu membre du Secrétariat régional de son parti, Albert Robini fut chargé par le région d’un travail dans les PTT. Il fut délégué en 1937 à la Conférence nationale de Montreuil.


Son action fut d’abord essentiellement syndicale. Syndiqué dès 1921, Albert Robini fut en 1930 secrétaire général du syndicat unitaire des PTT des Alpes-Maritimes puis secrétaire adjoint en 1933. Il était aussi secrétaire adjoint de l’Union locale (UL) CGTU. En 1937, il assumait la fonction de secrétaire du syndicat départemental des services techniques des PTT en même temps que celui de secrétaire régional adjoint. Il était également secrétaire adjoint de la Fédération postale des Alpes-Maritimes et secrétaire adjoint du Cartel des Fonctionnaires. Il représenta la Fédération postale unitaire au Congrès confédéral de 1935 et la Fédération unifiée au Congrès confédéral de 1936. Sur le plan local, il participait aux CA de l’UL de Nice, de l’UD des Alpes-Maritimes et de la Bourse du Travail. Il était aussi membre du Comité d’entreprise ces PTT. Il joua un rôle dans les mouvements des fonctionnaires et des grèves de 1936.


Candidat communiste aux élections législatives du 26 avril 1936 dans la 1re circonscription de Nice, Albert Robini obtint 4 430 voix sur 21 620 inscrits. Membre du bureau régional du Parti et secrétaire adjoint de l’Union départementale CGT à partir de 1937, il fut en mars 1939, candidat à l’élection législative partielle de la 1re circonscription de Nice et obtint 16,8 % des voix au 1er tour et 22 % au second.


Sources : Arch. Dép. Var, Recensement de la population de Toulon, 1911 (1er canton, cahier 13 à 26), 6 M 419 ; Recensement de la population de Toulon, 1921 (1er canton, cahier 8 à 14), 6 M 426 ; État civil de Toulon, Mariages 1923, Acte n°137, 7 E 146-582. — Arch. Nat. F7/12972, 13128, 13130, 13802. — RGASPI : 495.270.569 (Autobiographies 1933 et 1937, note A). — SHD, Vincennes GR 16 P 515352 (nc) ; Caen AC 21 P 664554 (nc). Le Cri des travailleurs, 4 avril 1936.


Iconographie : Le Cri des travailleurs des Alpes-Maritimes, 9 octobre 1937.


2e version complétée par moi : 17 mai 2026.


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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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