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LARNAC Étienne, Louis

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 26 janv. 2024
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 31 janv.

Né le 21 mars 1920 à Beaucaire (Gard), mort le 29 avril 1985 à Marseille (Bouches-du-Rhône) ; militant communiste ; résistant du Front national de lutte pour la libération ; déporté à Dachau.


Membre du Front national de lutte pour la libération, Étienne Larnac fut arrêté en août 1941 pour avoir peint des inscriptions hostiles à Pétain sur le mur du cimetière des Alyscamps, à Arles, avec Charles Barontini, René Giovannini, Lillo Dall’Oppio et Roger Reboul.


Étienne Larnac [collection CRDA]
Étienne Larnac [collection CRDA]

Le 6 septembre 1941, il passa avec ses camarades pour "inscriptions communistes" devant la section spéciale du Tribunal militaire de la XVe région au Fort Saint-Nicolas à Marseille. Il fut condamné à cinq ans de prison, trois mille francs d’amende et cinq ans d’interdiction de droits civiques, civils et de famille.

Envoyé à Compiègne, il était à bord du convoi I.240 parti le 2 juillet 1944 à destination de Dachau avec 2152 hommes. Ce transport devenu célèbre sous le nom de « train de la mort » connut toute une série d’incidents (sabotage sur la voie, arrêts fréquents, chaleurs importantes, bagarres entre les détenus) qui causa la mort d’au moins 536 déportés durant les trois jours du trajet jusqu’au camp de concentration. Étienne Larnac reçut le matricule 77755. Il fut incorporé au Kommando de Neckargerach (près de Mannheim), qui comptait au moins 1250 prisonniers essentiellement dans les mines ou dans les environs d’Obrigheim, puis à celui de Neckarelz. Il fut libéré le 4 avril 1945 à Osterburken.


Paris, 1er mai 1945. Tribune d'honneur réservée aux déportés. Marcel Paul parle au micro. Étienne Larnac est debout au même niveau. C'est le deuxième en partant de la droite.
Paris, 1er mai 1945. Tribune d'honneur réservée aux déportés. Marcel Paul parle au micro. Étienne Larnac est debout au même niveau. C'est le deuxième en partant de la droite.

Lors du défilé du 1er mai 1945 à Paris, Étienne Larnac était dans la tribune d’honneur qui accueillait les premiers déportés rapatriés au moment où Marcel Paul fit son discours. La manifestation rassemblait environ un million de personnes.


Il fut homologué Déportés et internés de la résistance (DIR), Forces françaises de l’intérieur (FFI) et Résistance intérieure française (RIF) en tant que membre du mouvement Front national de lutte pour la libération.


Sources : SHD Vincennes, GR 16 P 339011 (nc). — SHD Caen, AC 21 P 586289 (nc). — Centre de la Résistance et de la Déportation du pays d'Arles (CRDA). — Livre-Mémorial, Fondation pour la Mémoire de la Déportation. — « Au tribunal militaire de la XVe région – Treize cheminots arlésiens sévèrement condamnés pour propagande communiste », Le Petit Provençal, 9 septembre 1941. — « C’était il y a 20 ans la Libération des camps de la mort. Pour que le monde n’oublie pas, les rescapés témoignent », Supplément au n°303 du journal Le Patriote Résistant, janvier 1965 [photographie]. — Site Match ID, Acte n°S3/R4/181N, Source INSEE : fichier 1985, ligne n°121034.


1ere version : 26 janvier 2024.

2e version : 31 janvier 2025.

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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