GALDY Marcel, Léon
- Renaud Poulain-Argiolas
- 11 mars
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 14 mars
[Cette biographie s'inspire d'un texte originellement écrit par Thierry Bertrand, Rolf Dupuy, et Jean-Marie Guillon. Je l'ai complété, en mettant en gras mes propres apports pour pouvoir les distinguer.]
Né le 24 novembre 1902 à Caveirac (Gard), exécuté par les troupes allemandes le 20 juillet 1944 à Robion (Vaucluse) ; peintre en bâtiment ; militant anarchiste de Paris et de Marseille, puis militant communiste ; résistant.

Marcel Galdy était le fils Léonce Casimir Galdy, propriétaire cultivateur, et d’Élise Jeanne Masse, sans profession. Tous deux étaient nés à Montpellier (Hérault). Quelques mois avant la naissance de Marcel, la famille était domiciliée 2 place des Oliviers à Caveirac. Celui-ci avait une sœur, Esther, son aînée de sept ans, et un frère, Georges, son aîné de deux ans. En 1906, les Galdy vivaient à Marseille, le père travaillant comme employé des tramways.
Peintre en bâtiment, Marcel Galdy milita dans la mouvance anarchiste à Paris. D’après la police, il était domicilié au n°50 de la rue de Montmorency. Elle lui donnait Luc comme deuxième prénom. Il revint s’installer à Marseille au début des années vingt avec sa compagne, Germaine Chargueros. En janvier 1924, le couple vivait au 16 rue Mazagran. Une notice individuelle à son sujet mentionne qu’il avait les cheveux et les yeux marron, le visage ovale, un grand nez, qu’il était mince et mesurait 1,76 m. Il aidait sa compagne à mener son activité de camelot sur la voie publique. Sa dernière adresse connue des autorités à Marseille était au n°32 de la rue Auguste Blanqui à Marseille. Il y représentait le Groupe d’études sociales au Comité d’action contre la guerre qui venait d’y être fondé. Le couple s’installa à Cadenet (Vaucluse) vers 1933.
Sans doute Marcel Galdy devint-il communiste puisqu’après la guerre, la cellule communiste de Cadenet portait son nom. Il participa à la Résistance. Il était alors marié avec Denise Pradel. Il fut arrêté avec Victor Lombard et Claude Roux le 14 juillet 1944 au matin par des hommes de la 8e compagnie Brandebourg et conduit à Cavaillon. Il fut exécuté par les troupes allemandes le 20 juillet 1944 à Robion.

À Martigues (Bouches-du-Rhône), où son frère Georges Galdy fut président du comité de la Résistance à la Libération (équivalent d’un Comité local de Libération), une rue du quartier de L’Île fut nommée Marcel Galdy pour honorer sa mémoire.
Il reçut à titre posthume la médaille de la Résistance le 23 février 1959 (publication au Journal officiel le 7 mars 1959).
Le site Mémoire des Hommes indique que Marcel Galdy obtint la mention « Mort pour la France », qu’il fut homologué « interné résistant » et FFI. Les archives du Service historique de la Défense possèdent des éléments le concernant à Caen et à Vincennes au nom Marcel Léon Galdy.
Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, 4M/4222 ; Recensement de Marseille (4e canton Le Lazaret), 1906, 6 M 394. — Arch. Dép. Gard, Recensement de Caveirac, 1901, 6 M 209 ; État civil de Caveirac, Naissances 1902, Acte n°19, 5 E 7833. — Arch. Nat., 19940448/38 (fichier central de la Sûreté nationale, 1924). — SHD, Vincennes GR 16 P 239588 (nc) ; SHD, Caen AC 21 P 610689 (nc) ; AC 21 P 190522 (nc). — Madeleine Baudoin, Témoins de la Résistance en R2, intérêt du témoignage en histoire contemporaine, Aix-Marseille I, thèse doctorat d’État Histoire, 1977, tome II.
1ere version pour Le Maitron par Thierry Bertrand, Rolf Dupuy et Jean-Marie Guillon : 10 novembre 2020.
2e version complétée par moi : 29 septembre 2021.
3e version : 11 mars 2025.
4e version : 14 mars 2025.
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