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CAUVIN César, Félix, Auguste

Renaud Poulain-Argiolas

Dernière mise à jour : 21 mars

Né le 28 décembre 1903 à Lyon (3e arr.) mort le 14 février 1982 à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes) ; cheminot ; militant communiste de Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône) ; syndicaliste CGT, secrétaire du syndicat des cheminots de Port-de-Bouc ; résistant ; membre du Comité de Libération de Port-de-Bouc.


Le père de César Cauvin était César Joseph (dit Joseph) Cauvin, né à Cagnes-sur-Mer (Alpes-Maritimes). Il fut cuisinier avant de faire carrière dans l’armée de métier. À la naissance de son fils, il était adjudant au 98e de ligne au fort Lamothe (aujourd'hui Caserne Sergent-Blandan – Lyon 7e arr.). Sa mère de César, Antoinette Jaillier, née à Arconsat (Puy-de-Dôme) était coiffeuse pour dames lors de son mariage en 1902. Elle abandonna cette activité par la suite. Le couple déménagea à plusieurs reprises du fait des affectations successives du mari. En 1906, ils étaient domiciliés sur la digue du Rhône à Villeurbanne (Rhône). César avait une sœur, Augustine, née à Roanne (Loire) neuf ans avant lui.


Membre de la CGT et du Parti communiste, César Cauvin dirigea pendant l’Occupation un triangle de résistance cheminote sur le triage de Caronte (entre Martigues et Port-de-Bouc). Marius Tassy et un certain Carrière en étaient les autres membres. En septembre 1944, il siégeait, après son élargissement, au Comité local de Libération de Port-de-Bouc présidé par René Rieubon. Le 28 octobre 1944, le général de Gaulle fit voter par le Gouvernement provisoire de la République française la dissolution des milices patriotiques. Le CNR (Conseil national de la Résistance) s’y opposa, comme le PCF ainsi que ses associations satellites. Un rapport de police du 7 novembre 1944 mentionne que César Cauvin et René Rieubon prirent la parole lors d'une réunion de mobilisation contre la dissolution.


César Cauvin était secrétaire du syndicat CGT des cheminots de Port-de-Bouc. Peu après la guerre, il aurait été muté par la SNCF à la gare de Pas-de-Lanciers (commune de Marignane), puis à Cagnes-sur-Mer, pays d’origine de son père. Marius Tassy lui succéda à la tête du syndicat port-de-boucain.


Il finit sa vie dans les Alpes-Maritimes.


Sources : Arch. mun. Lyon 3e, État civil, Naissances 1903, Acte n°2137, 2E1949. — Recensement de la population, Villeurbanne 1906 (Filae). — Arch. mun. Port-de-Bouc. — Souvenirs et notes de Paulette Tassy sur sa jeunesse (non publié). — Musée de la Résistance en ligne.


2e version : 19 mars 2025. 


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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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