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CALATAYUD Vincent [né CALATAYUD VALLES Vicente]

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 24 juin 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 20 heures

Né le 3 janvier ou le 30 décembre 1914 à Cullera (province de Valence) dans la Communauté valencienne (Espagne), mort le 20 juin 1992 à Istres (Bouches-du-Rhône) ; plombier ; militant communiste d’Istres (Bouches-du-Rhône) ; syndicaliste CGT, secrétaire de l’Union locale d'Istres.


Réunion du comité de section d'Istres (sans date). Vincent Calatayud est le premier dont on voit le visage à gauche (avec les lunettes). Deux places plus à droite, on reconnaît Raymond Blanc.
Réunion du comité de section d'Istres (sans date). Vincent Calatayud est le premier dont on voit le visage à gauche (avec les lunettes). Deux places plus à droite, on reconnaît Raymond Blanc.

Le patronyme Calatayud est parfois orthographié par erreur "Catalayud".


Les parents de Vincent Calatayud étaient Antonio Vicente Calatayud Colom et Maria Antonia Valles Munoz, nés comme lui à Cullera en Espagne. Il était l’aîné d’une fratrie de sept enfants (quatre garçons et trois filles) qui comprenait aussi Jean-Baptiste, Marie, Incarnation, Esteban, André et Jeanne. La famille avait dû s’installer à Istres (Bouches-du-Rhône) après 1916, car cinq des enfants du foyer y naquirent.


Vincent Calatayud fut naturalisé français le 2 avril 1940 (annonce au JO le 14 avril). Il était alors plombier. Le Journal officiel lui attribue le 30 décembre 1914 comme date de naissance. En 1946, il était domicilié place des Bourras à Istres. Il était célibataire et sans enfant.


Bulletin de vote de 1953
Bulletin de vote de 1953

Militant communiste et syndiqué à la CGT, il était secrétaire de l’Union locale d’Istres en 1953. En avril de la même année, il fut candidat aux élections municipales sur la "Liste d’Union ouvrière et démocratique pour la Défense des Libertés républicaines, la Paix, le Pain et l’Indépendance nationale", présentée par le PCF et menée par le cheminot Raymond Blanc. Parmi eux on comptait cinq salariés de l’aviation, deux cheminots, deux ouvriers d’usine, deux ouvriers du bâtiment et quatre femmes. Ils affrontaient la municipalité sortante de Félix Gouin (SFIO), en place depuis 1945. Au terme du scrutin, c’est ce dernier qui conserva la mairie.


Il était également membre du comité de section du PCF istréen.


Sa sœur Marie était elle aussi une militante communiste d'Istres (voir Marie Anton).


Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, Recensement de la population d'Istres, 1946, 176 W 3. — Journal officiel de la République française, 14 avril 1940 (72e année, N°95), p. 2748. — Bulletin de vote du 26 avril 1953. — Site Match ID, Acte n°103, Source INSEE : fichier 1992, ligne n°289735. — Site Généanet, Arbre généalogique d’Olivia Calatayud.


1ere version : 24 juin 2025.

2e version : 26 août 2026.

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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