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SOUSTELLE Émile, Louis

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 29 mars
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 5 avr.

[Cette biographie s'inspire d'un texte originellement écrit par Rolf Dupuy. Je l'ai repris en ajoutant des hyperliens qui renvoient vers les militants également biographiés.]


Militant de l’Union anarchiste à Paris.


Mineur du bassin houiller d’Alès (Gard), Émile Soustelle vint à Paris en 1922 en même temps que Séverin Férandel. Il était dans les années 1920 membre du groupe du 20e arrondissement de Paris de l’Union anarchiste. Membre en 1923 de l’administration du Libertaire hebdomadaire (1919-1923) il fit partie à partir du mois de juin – avec entre autres Ferandel, André Colomer, Pierre Mualdès, Louis Lecoin, Jean Bucco, Chazoff, Étienne Morinière, Rouschemeyer… – du Comité d’initiative de seize membres chargé de préparer la parution quotidienne du Libertaire dont le premier numéro fut édité le 18 décembre 1923.


Émile Soustelle collabora à La Revue Anarchiste (Paris, janvier 1922-août 1925) dont il fut l’administrateur à partir de février 1923. Il fut également le gérant de plusieurs journaux anarchistes italiens publiés en France, dont La Difesa per Sacco e Vanzetti (Paris, 6 numéros du 21 avril au 29 septembre 1923) dirigé par Raffaelle Schiavina, Primo Maggio (Paris, numéro unique en mai 1923) et La Rivendicazione (Paris, 43 numéros du 30 juin 1923 au 5 avril 1925) dont le directeur était Tintino Rasi.


Il y a peut être identité avec le Soustelle, signalé par Ugo Fedeli, membre en 1920 du groupe de Béziers, très actif surtout sur le plan syndical et qui avait été l’un des diffuseurs et collaborateurs du journal Terre Libre (Marseille, 1922) dont la création avait été décidée lors d’un congrès tenu par la Fédération anarchiste du sud le 2 avril 1922.


Un Émile Louis Soustelle était né le 17 décembre 1897 à Alès (Gard), au n°23 de la rue Tisserie, où vivaient ses parents. Ceux-ci étaient Louis Émile Soustelle, ouvrier dans le quartier de Tamaris, et Antoinette Sophie Barafort, couturière. Il se maria le 16 octobre 1939 à Mexico avec Gabrielle Berty (ou Bertry) et mourut dans la même ville, Villa Obregon, le 11 mai 1956.


Sources : Arch. Dép. Gard, État civil d’Alès, Naissances 1897, Acte n°587, 5 E 7087. — René Bianco, Un siècle de presse anarchiste d'expression française : 1880-1983 (thèse de doctorat), Université Aix-Marseille 1, 1987. — Leonardo Bettini, Bibliografia dell’anarchismo, T.1 Periodici e numeri unici anarchici in lingua italiana pubblicati in Italia (1872-1971), T.2 Periodici e numeri unici anarchici in lingua italiana pubblicati all’estero (1872-1971), Firenze CP, 1972 & 1976.


2e version complétée par moi : 5 avril 2026.

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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