top of page
  • Twitter
  • Facebook
  • Instagram

SONTOT Paul, Joseph

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 27 oct. 2024
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 29 oct. 2024

Né le 23 janvier 1901 à Aumontzey (Vosges), mort le 6 octobre 1979 à Bruyères ; bûcheron ; résistant de l’Organisation civile et militaire – Ceux de la Résistance (OCM-CDLR) dans les Vosges.


Les parents de Paul Sontot étaient des ouvriers vosgiens de l’industrie textile : Paul Gabriel Sontot, 27 ans, né à Saulxures-sur-Moselotte, rattacheur, et Marie Joséphine Mathieu, 23 ans, née à Barbey-Seroux, bambrocheuse. Il était le deuxième d’une fratrie de six enfants, qui comprenait aussi Gabrielle (née en 1899), Eugène (1902), Marcelle (1904), Madeleine (1905) et Gaston (1906). Le père se remariera en 1922 avec Adèle Royer, avec qui il aura deux ans plus tard une autre fille prénommée Simone.


Après avoir obtenu le certificat d’études primaires, Paul Sontot travailla comme bûcheron. Il se maria en juin 1920 à Fraize avec Marie Louise Alison, ouvrière d’usine. Le couple eut des jumeaux, André et Gabrielle, la même année, qu’ils perdirent en bas âge. Ils auront un autre fils, Yvon, en 1924. Appelé au service militaire en avril 1921 dans le 2e bataillon de chasseurs à pied à Neuf-Brisach. Il rentra dans ses foyers en avril 1923. Il fut mobilisé le 2 septembre 1939 dans le 207e régiment de pionniers à Saint-Dié dans le cadre de la guerre avec l’Allemagne, avant d’être réformé définitif le 18 février 1940 en raison d’un problème de santé.


D’après le récit que Paul Sontot fera après la guerre, le 1er juin 1944 il rejoignit le groupe régional de l’Organisation civile et militaire – Ceux de la Résistance (OCM-CDLR), IVe groupement FFI des Vosges, en donnant son adhésion à Maurice Colson alias "Grand-père", chef de centaine au maquis de Corcieux. Le maquis avait à sa tête le capitaine Vichard. Maurice Colson nomma Sontot pourvoyeur d’un fusil-mitrailleur.


Pour faciliter le débarquement du 6 juin, les Alliés avaient mis au point une stratégie d’attaques et de sabotages pour retenir un maximum de troupes allemandes loin de la côte, particulièrement dans la région des Vosges. La nuit précédent le jour J, Maurice Colson se mit donc en marche avec 150 hommes. Cependant, Londres prenant la mesure du manque d’armes et de munitions dans les maquis, l’opération fut annulée peu de temps après. Le maquis de Corcieux fut le seul à se soulever dans l’est de la France.

Le 6 juin, Paul Sontot était envoyé en renfort à Corcieux. Il resta en position d’attente jusqu’au 8 juin, effectuant alors des missions de renseignements, des liaisons de ravitaillement et des entraînements jusqu’au 2 septembre.


Marcel Vichard en 1945 [Association Maurice Vissà]

Le 5 septembre 1944, il rejoignit au maquis de Malenrupt le groupe "Grand-père" du maquis de Corcieux. Le lendemain, il participa au combat du "Ronchamp" (vraisemblablement le Rond Champ) à Beauménil "contre une forte colonne ennemie" qui attaqua le maquis. Il mentionnait la présence de 75 soldats allemands et de 25 miliciens équipés d’armes automatiques et d’un canon de 37 mm. A 16h, les maquisards se replièrent sans perte, après avoir réduit au silence une mitrailleuse lourde allemande et tué quatre Allemands. Le 8 septembre, il était présent dans le hameau d’Yvoux (commune de La Chapelle-devant-Bruyères) lors du regroupement du groupe "Grand-père" avec le gros du maquis de Corcieux (145 hommes) sous le commandement du capitaine Vichard.


À partir du 10 septembre, on lui confia des opérations de reconnaissance contre l’ennemi, l’organisation de postes de guet dans tout le canton de Corcieux pour surveiller les mouvements des forces allemandes et les signaler par radio à la 36e division d’infanterie américaine. Durant cette période et jusqu’au 28 octobre, il ravitailla en pain le groupe de maquisards se trouvant à Aumontzey, en dépit de l’importante présence ennemie. Le 28 octobre, il passa des lignes afin de rejoindre les avant-postes américains en direction de Bruyères. Il guida les patrouilles américaines et rentra dans ses foyers.


La VIe région militaire adressa le 14 août 1951 un certificat d’appartenance aux FFI à Paul Sontot, signé par le général de CA Zeller, commandant la région militaire.


Sources : Arch. Dép. Vosges, État civil d'Aumontzey, Naissances-mariages-décès 1901, Acte n°5, 4E18/3-120548 ; Feuillet de matricule, Classe 1921, matricule 2461, 1R1784-116861. — SHD Vincennes, GR 16 P 552837. — Site Généanet, Arbre généalogique de Jean Boileau. — Site de l’Association Maurice Vissà, « L'histoire du Maquis de Corcieux ».

Comentários


L'animateur du site :
Renaud Poulain-Argiolas.jpg

Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

Archives des articles

Tags

Pour être informé.e de la parution des prochains articles :

Merci !

bottom of page