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POURCHI Charles, Antoine

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 4 juil.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 4 jours

Né le 7 novembre 1896 à Miramas (Bouches-du-Rhône), mort le 18 mai 1973 à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) ; journalier poseur ; militant communiste de Miramas.


Charles Pourchi était le fils d’un couple d’Arlésiens, Auguste Pourchi, ancien cultivateur dvenu poseur au chemin de fer, et Marie Constantin, qui avait été journalière. Il était né à leur domicile de Miramas-gare. Il était le troisième d’une fratrie de huit enfants, qui comprenait avant lui Catherine (1892) et Vincent (1893), et comprendra après lui Claire (1899), Marcel (1904), Augustin (1907), Georges (1909) et Albert (1915). Leur père, qui avait épousé en premières noces Claire Bozzello, eut un fils avec elle, Gaston, en 1895, bien qu’il fût apparemment marié avec sa seconde épouse. En 1901, les Pourchi étaient domiciliés à Miramas dans la rue Pont-de-Boutine, quartier des Chirons. En 1911 ils vivaient dans la même commune au Pont de la Levée.


Charles Pourchi était mineur quand il fut incorporé en avril 1915 au 7e régiment du génie. D’après sa fiche de matricule, il avait des cheveux et des yeux châtains, un grand front, un nez vexe, un visage ovale pour une taille de 1,69 m. Il savait lire et écrire. À la fin du mois d’avril, on le muta au 3e régiment du génie. Le 3 avril 1917, il fut blessé à la cuisse droite et à la main gauche par des éclats d’obus à Cuiry-lès-Chaudardes (Aisne) et évacué. Muté au 2e régiment du génie fin novembre 1917, il serait resté en convalescence jusqu’en avril 1918, après quoi il était de retour aux armées. À partir de novembre 1918, il participa à l’"occupation", mentionne son état signalétique. Il faut probablement comprendre l’occupation de la Ruhr. Il fut démobilisé le 27 septembre 1919, après quoi on lui attribua un certificat de bonne conduite.


Il se maria à Miramas le 5 juin 1920 avec Elise Brunel, nîmoise née d’un tonnelier et d’une domestique. Il travaillait comme journalier poseur. Il divorça en novembre 1922. En 1931, il habitait dans le quartier des hautes campagnes sur la route de Saint-Chamas.


À la fin de l’année 1939, le nom de Charles Pourchi apparaît sur une liste de 27 pages de communistes dressée par la sous-préfecture d’Aix-en-Provence. Tous étaient domiciliés dans les Bouches-du-Rhône et avaient été identifiés comme membres du Parti communiste avant sa dissolution. On disait de lui qu’il était journalier et considéré comme un meneur communiste actif et « dangereux ».


Rappelé par l’armée le 25 août 1939, il fut classé réformé temporaire n°2 mi-septembre en raison d’une otite chronique. Il avait le tympan perforé. Son adresse était le 7 rue de Salon à Miramas. On ignore quels furent ses engagements ultérieurs.


Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, État civil de Miramas, Naissances 1896, Acte n°46, 202 E 1029 ; Recensement militaire, Classe 1916, matricule 3677, 1 R 1409 ; État civil d'Aix-en-Provence, Divorces 1921, Acte n°7, 202 E 1294 ; 76 W 157 (communistes - dissolution du parti - clandestinité). — Site Généanet, Arbres généalogique de Sébastien Avy et Claire Hennequin.


1ere version : 4 juillet 2026.

2e version : 7 juillet 2026. 


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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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