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NOVARINI Primo, Maglio

Renaud Poulain-Argiolas
6 mars 2025
2 min de lecture

Dernière mise à jour : 16 oct.

Né le 1er janvier 1908 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), mort le 18 mai 1969 à Port-de-Bouc ; forgeron ; administrateur de la société de secours mutuels des usines de la Vieille Montagne ; militant communiste de Port-de-Bouc.


Les parents de Primo Novarini étaient un couple d’immigrés italiens venus de Lombardie. Son père Ercole Novarini, natif de Bressana, apparaît en tant qu’anarchiste dans le Casellario Politico Centrale (le fichier politique central) de la police italienne pour la période 1908-1942. Il travailla en Italie comme "fornaciaio", ce qui pourrait correspondre à fournier. La mère, Angela Chiappa, était née dans la même commune que son époux. En France, le couple habita d’abord dans le quartier de Ferrières à Martigues (Bouches-du-Rhône). Journaliers l’un et l’autre, ils eurent une fille prénommée Joséphine. En 1908, ils étaient installés dans la rue Albert Rey à Port-de-Bouc. Angela était alors sans profession. Ercole était ciseleur. Il fut plus tard chaudronnier aux Chantiers et Ateliers de Provence (CAP) de Port-de-Bouc. En 1908, la famille était domiciliée dans la rue Albert Rey. Les parents furent naturalisés français en 1927. En 1931, ils vivaient avec Primo et Josette Laparra, l’enfant de leur fille Joséphine. Ercole Novarini sera encore ouvrier poinçonneur au chantier naval de Port-de-Bouc et recevra une médaille d'honneur en argent récompensant les ouvriers et employés du commerce et de l'industrie.


Le 20 juillet 1931, Primo Novarini se maria avec Yvonne Carbonnel, native de la commune. Il était forgeron dans l’entreprise la Vieille Montagne. Sur proposition du ministre du travail et de la prévoyance sociale, il reçut un février 1934 une mention honorable de la mutualité pour son rôle d'administrateur de la la société de secours mutuels des usines de la Vieille Montagne de Port-de-Bouc.


À la fin de l’année 1939, son nom figurait sur une liste dressée par la sous-préfecture d’Aix de communistes à surveiller après la dissolution du PCF. Devenu forgeron aux CAP, il avait été mobilisé dans les combats contre l’Allemagne.


Le résistant Joseph Brando l’évoque dans ses souvenirs de la période de l’Occupation à Port-de-Bouc. Il indique que Novarini, tout comme Charles Scarpelli, Marius Grosso, Paul Berthet et Jean Ibanez distribuât des tracts, peignît des slogans sur les murs et prît des contacts pour le Parti communiste clandestin de manière à rassembler des camarades, tels que François Caparros, Georges Lazzarino et Auguste Montferrat.


On ignore comment Novarini évolua par la suite.


Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, État civil de Port-de-Bouc, Naissances 1908, Acte n°1, 202 E 1316 ; Recensement de la population de Port-de-Bouc, 1931, 6 M 511 ; 76 W 157 (communistes – dissolution du parti – clandestinité). — Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 15 février 1934 (66e année, N°39), p. 1454. — Joseph Brando, Notes d'histoire vécue à Port-de-Bouc durant l'occupation allemande de 1940 à 1945 (non publié, sans date). — Site Généanet, Arbre généalogique réalisé par Renaud Poulain-Argiolas. — [Sur son père] Archivio centrale delle State, Casellario Politico Centrale, busta 3564, estremi cronologici 1908-1942 (nc). — Journal officiel de la République française. Lois et décrets, 28 juillet 1933 (65e année, N°175), p. 7891 (sur son père).


1ere version : 6 mars 2025.

2e version : 16 octobre 2026.

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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