HERRANZ Antoine
- Renaud Poulain-Argiolas
- 6 mars 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 16 heures
Né le 21 avril 1934 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), mort le 27 juillet 2018 à Martigues (Bouches-du-Rhône) ; électricien, employé de mairie ; militant communiste de Port-de-Bouc ; syndicaliste CGT.
![Antoine Herranz en 1990 [Arch. de la fédération PCF des Bouches-du-Rhône]](https://static.wixstatic.com/media/080998_e6d584e2e1cc48ac949c2f2d39e063a2~mv2.jpg/v1/fill/w_980,h_1260,al_c,q_85,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/080998_e6d584e2e1cc48ac949c2f2d39e063a2~mv2.jpg)
Les parents d’Antoine Herranz étaient natifs de la région autonome de Castille-La Manche en Espagne : Elias Herranz, né à La Hinojosa, et Gabriela Pueyo, originaire de Villel de Mesa. Ils avaient eu une fille en 1925 dans leur région d’origine, Maria de los Dolorès, avant de s’installer en France, probablement l’année suivante. Les lieux des naissances successives de leurs enfants suggèrent qu’ils déménagèrent à plusieurs reprises. En 1927, ils eurent leur fils Élisée à Miramas (Bouches-du-Rhône). Entre 1929 et 1931, ils eurent deux enfants dans la Drôme, Antoinette et Gabriel, après quoi ils s’établirent à Port-de-Bouc, où naquirent Antoine et Florent. La famille obtint la nationalité française le 23 novembre 1939 (annonce au JO le 26 novembre). Le père était alors chef d’équipe.
Antoine Herranz rejoignit le Parti communiste en 1950. Il se rendit à Paris au festival national de la jeunesse, organisé par les structures de la jeunesse communiste – Union de la Jeunesse républicaine de France (UJRF) et Union des Jeunes Filles de France (UJFF) – du 10 au 14 juillet 1954. Il se maria avec Thérèse Ouarti.

Syndiqué à la CGT, il travailla comme électricien aux Chantiers et Ateliers de Provence (CAP). Entre décembre 1961 et janvier 1962, il participa aux milices antifascistes montées par les ouvriers port-de-boucains pour faire face aux menaces de mort que l’OAS avait adressées à la la municipalité communiste. Il se serait blessé en manipulant une arme.
Après la fermeture des CAP en 1966, Antoine Herranz fut embauché par la mairie de Port-de-Bouc au service technique. Il vécut longtemps au bloc 1 du groupe Paul Langevin, un ensemble de logements économiques et familiaux bâti par la municipalité de René Rieubon en 1957 et équipés de sanitaires et de chauffage.
Lorsqu'il demanda la carte de vétéran du PCF en 1990, il était membre de la cellule Léon Feix. Il mentionnait avoir eu des responsabilités syndicales ainsi qu’au sein du parti, mais sans préciser lesquelles. Comme on lui demandait de citer des noms de camarades avec lesquels il avait milité, il nommait Jacques Fancello, Armand Guigue, Jean Scarulli, José Nunez, Charles Scarpelli, Michel Clemente, Jacques Legal et Pascaline Carbonnel.
Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, 315 J 635 Fédération départementale du PCF (demande de carte de vétéran : 1 AU 2223). — Journal officiel de la République française, 26 novembre 1939 (71e année, N°292), p. 13425. — Notice de BASTONI Albert sur Soleils rouges par Renaud Poulain-Argiolas. — Propos recueillis auprès de Raymond Mateu (mars 2025) et de Fernande Ruiz (août 2026). — Site Match ID, Acte n°427, Source INSEE : fichier 2018, ligne n°329778.
1ere version : 6 mars 2025.
2e version : 10 mai 2026.
3e version : 26 août 2026.




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