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FLORIS Albert, Marius

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 16 mai
  • 3 min de lecture

[Cette biographie s'inspire d'un texte non signé dans Le Maitron. Je l'ai complété, en mettant en gras mes propres apports pour pouvoir les distinguer.]


Né le 25 mars 1902 à Grasse (Alpes-Maritimes), mort le 14 janvier 1990 à Bandol (Var) ; employé de banque ; militant communiste, membre du comité de rayon de Nice, trésorier du rayon départemental et du sous-rayon de Nice ; syndicaliste CGTU puis CGT des Alpes-Maritimes, secrétaire général du syndicat des employés de banque de Nice, membre de la commission administrative de l’Union départementale CGT des Alpes-Maritimes ; secrétaire départemental du Secours populaire des Alpes-Maritimes ; interné.


Albert Floris en 1937
Albert Floris en 1937

Albert Floris était le fils de Nicolas Floris, employé de commerce, et de Marie Anne Thimothé, sans profession, tous deux natifs de Grasse. Il était domicilié au n°13 de la rue Penchienatti au moment de son mariage, le 18 décembre 1926, avec Régina Weismann, couturière née à Paris. Le couple aura trois enfants.


Militant communiste des Alpes-Maritimes, il siégeait au comité de rayon de Nice en 1929. Il était trésorier du rayon départemental et du sous-rayon de Nice en 1931. Son nom apparaît avec des orthographes variées : Florys, Flores. Il siégeait au comité régional communiste en 1937. Le 21 avril, il était présent aux obsèques d’Espaltero Rossi, militant communiste niçois assassiné par un fasciste – selon la presse communiste – pendant la campagne des élections municipales à Cannes. Les funérailles rassemblèrent environ 50 000 personnes à Nice.


Le Parti communiste présenta Floris aux élections cantonales d’octobre 1937 à Nice, 3e circonscription. Il recueillit 1 707 voix soit 21,4 % des suffrages exprimés.

Il était, en 1936-1939, secrétaire général du syndicat CGT des employés de banque de Nice qui comptait alors 900 adhérents. Il siégea à la CA de l’UD-CGT des Alpes-Maritimes de 1937 à 1939. Du 23 au 26 juin 1938, il participa aux Assises nationales du Secours populaire à Paris en tant que secrétaire départemental des Alpes-Maritimes. Le congrès décida de mener une « campagne de secours d’hiver » au profit des républicains espagnols. Dans les colonnes du Cri des travailleurs des Alpes-Maritimes Floris appela les travailleurs manuels et intellectuels, les paysans et les petits commençant de son département à y prendre part.


Interné administrativement à la suite d’un arrêté préfectoral du 16 mars 1940 comme plusieurs autres communistes des Alpes-Maritimes, il fut peut-être envoyé au camp de Saint-Maximin (Var) avant d’arriver au camp de Chibron, commune de Signes (Var) à son ouverture, le 20 juin. À la dissolution de ce camp, il fut transféré au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) le 15 février 1941. Après la guerre, il devint assureur à Toulon.


Sources : Arch. Dép. Alpes-Maritimes, État civil de Grasse, Naissances 1902, Acte n°76, 2 Miec 70/22 ; Mariages 1926, Acte n°1470, 2 E 757. — Arch. Nat. F7/13115, Nice 21 octobre 1929, F7/13124, Nice 2 septembre 1931. — Arch. Dép. Var, 4 M 291. — Le Cri des Travailleurs des Alpes-Maritimes, 24 avril 1937, 11 septembre 1937, 25 juin 1938. — Notes de Jacques Girault, Claude Pennetier, Jean-Marie Guillon et M. Brot. — Site Match ID, Acte n°3, Source INSEE : ficher 1990, ligne n°129674. — Site Généanet, arbre généalogique d’Augusta06 (Arbre Universel sur Geneanet pour un Usage Solidaire du Travail).


Iconographie : Le Cri des travailleurs des Alpes-Maritimes, 9 octobre 1937 (BNF-Gallica).


2e version complétée par moi : 16 mai 2026.

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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