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CORBIER Fernand, Auguste

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 2 avr.
  • 2 min de lecture

Né le 22 juillet 1901 à La Vernarède (Gard), mort le 10 avril 1976 à La Vernarède ; mineur ; militant communiste du Gard, secrétaire de la cellule des Jeunesses communistes de Chambon-Chamborigaud ; syndicaliste CGT ; conseiller général du canton de Génolhac (1937-1939, 1945-1970) ; maire de La Vernarède (1945-1974).


Fernand Corbier en 1937
Fernand Corbier en 1937

Fils d’un mineur de charbon, ouvrier mineur lui-même, Fernand Corbier s’engagea à la CGT et au Parti communiste. Il était, en 1932, secrétaire de la cellule des Jeunesses communistes de Chambon-Chamborigaud (Gard) dont le siège était à Alès et qui comptait huit membres. Il fut délégué mineur aux mines de Cessous près de La Vernarède (voir Marcel Nouvel). En novembre 1937, il fut élu au conseil d’arrondissement du canton de Génolhac. Il y resta jusqu'en 1939 à la dissolution des organisations communistes. Il fut mobilisé avec Étienne Fajon à Combessac, quartier de Nîmes. Membre du PCF clandestin, la police, qui l’accusait de propagande communiste, le surveilla avec attention durant la « Drôle de guerre ». Une perquisition chez lui permit de trouver un tract. Il fut condamné à un an de prison et 2000 F d'amende, une peine qu’il devait purger à la fin des hostilités.


Fait prisonnier en 1940, Fernand Corbier fut nommé à la Libération au Comité départemental de libération du Gard. D’après le Musée de la Résistance en ligne, il y était "un des rares hommes politiques d’expérience". Après la guerre, il représenta les FFI à la commission d'attribution des cartes de Combattant volontaire de la Résistance. En 1945, il devint maire de La Vernarède et fut réélu à la tête du canton de Génolhac. De 1945 à 1947, il travailla au sein du cabinet de Marcel Paul au ministère de la Production industrielle, puis du cabinet d'Ambroise Croizat au ministère du travail. Il s’investit dans la rédaction du statut du mineur, mis en place en 1946. Il resta conseiller général jusqu’en 1970 et maire de La Vernarède jusqu’en septembre 1974, remplacé par son 1er adjoint, le mineur communiste Christian Miaille.


Sources : Arch. Nat. F7/13130, année 1932. — SHD, Vincennes GR 16 P 141993 (nc). — Le Cri du Gard, organe régional hebdomadaire du Parti communiste, 16 octobre 1937 [photographie] ; 13 novembre 1937. — « L’ancien maire, Christian Miaille, s’en est allé à l’âge de 88 ans », Midi Libre, 2 mai 2019 (en ligne). — Étienne Fajon, Ma vie s’appelle liberté, 1976, p. 127. — Renseignements fournis par la mairie de La Vernarède. — Musée de la Résistance en ligne. — Généawiki, Canton de Génolhac.


2e version complétée par moi : 2 avril 2026.


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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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