CARBONNEL Alexandre, Sauveur
- Renaud Poulain-Argiolas
- 16 déc. 2023
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 15 avr.
Né le 25 octobre 1923 à Port-de-Bouc (Bouches-du-Rhône), mort le 25 mars 1984 à Martigues (Bouches-du-Rhône) ; ajusteur-mécanicien ; militant communiste de Port-de-Bouc ; syndicaliste CGT, secrétaire du syndicat de Saint-Gobain, secrétaire de l’Union locale CGT ; résistant.
![Alexandre Carbonnel à 20 ans À Poligny (Jura) pendant un chantier de jeunesse, 25 octobre 1943 [photo transmise par Giselle Leyrolles]](https://static.wixstatic.com/media/080998_f877cc4e5cd34243a64f653a0b0e26d3~mv2.jpg/v1/fill/w_324,h_550,al_c,q_80,enc_avif,quality_auto/080998_f877cc4e5cd34243a64f653a0b0e26d3~mv2.jpg)
Les parents d’Alexandre Carbonnel étaient Victor Carbonnel, charpentier, et Marguerite Cignetti, sans profession, natifs de Port-de-Bouc. Alexandre vit le jour rue Marceau, probablement à leur domicile.
Sous le diminutif d’Alex, il rejoignit la Résistance début 1944 à Vergonghem (Haute-Loire). Il avait vingt ans. Son chef était un certain Decitre. Jean Maurin, dit "capitaine Cobra", chef des maquis FFI de la 7e zone d’Auvergne, attestera en février 1947 qu’il avait appartenu à la 33e compagnie de Haute-Loire (puis "EM 7") du 30 mai 1944 au 31 octobre 1944, participant à des sabotages, à la défense du réduit de Saugues-Venteuges et aux combats de la Vachellerie. D’abord stationné à Venteuges jusqu’au 11 juin, son chef était Gaubens dit "Dac". Par la suite il fut successivement actif à Berbezit jusqu’à la fin du mois de juin, à Lorlanges sous la direction de Maurin jusqu’au 14 juillet, à Saint-Beauzire jusqu’à la mi-septembre et dans les environs de Vaumas jusqu’à la fin du mois d’octobre.
Le lieutenant-colonel Putz, commandant par délégation la 8e région militaire, signera un certificat d’appartenance aux FFI le concernant en mars 1952. Il tenait compte de ses services allant du 1er juin au 22 août 1944 dans la 33e compagnie de Haute-Loire. À la Libération, Alexandre Carbonnel continua à servir dans sa formation, devenue la 6e compagnie du 192e régiment d’infanterie, jusqu’au 31 octobre 1944, rentrant alors dans ses foyers.
Le 23 juin 1945, il se maria avec Jeanne Lapeyre à Frugerès-les-Mines (Haute-Loire).
Après la guerre, il fut membre du comité de section du PCF de Port-de-Bouc et participa activement à la vie de la cellule Jean Cristofol du quartier Tassy. Il divorça en novembre 1968. D’après La Marseillaise, il fut également secrétaire du syndicat CGT de Saint-Gobain et secrétaire de l'Union locale. Le 20 octobre 1971, il épousa en secondes noces Pascaline Argiolas, qui fut responsable d’un cercle de l’UJFF de Port-de-Bouc dans l’après-guerre puis militante du PCF.
Alexandre Carbonnel mourut au terme d’une longue maladie. Il fut inhumé au cimetière de Port-de Bouc.
Sources : Arch. Dép. Bouches-du-Rhône, État civil de Port-de-Bouc, Naissances 1923, Acte n°119, 202 E 1322. — SHD Vincennes, GR 16 P 105951. — Article nécrologique, La Marseillaise, mars 1984. — Site Match ID, Acte n°107 N, Source INSEE : 1984, ligne n°46883.
1ere version dans Le Maitron : 7 septembre 2022.
2e version : 15 avril 2026.




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