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SOUSTELLE Élie, Jérémie

  • Renaud Poulain-Argiolas
  • 6 avr.
  • 3 min de lecture

[Cette biographie s'inspire d'un texte originellement écrit par Michel Cordillot. Je l'ai complété, en mettant en gras mes propres apports pour pouvoir les distinguer.]


Né le 28 novembre 1851 à Vialas (Lozère), mort le 29 août 1916 aux États-Unis d'Amérique ; mineur de fond ; militant syndicaliste et membre du PSA (Parti socialiste d’Amérique) ; chroniqueur régulier dans L’Union des travailleurs à la veille de la Première Guerre mondiale.


Les parents d’Élie Soustelle étaient Antoine Soustelle, né à Génolhac (Gard), coutelier, et Virginie Quinsac, native de Vialas, sans profession, qui donna le jour à neuf enfants. Ils vivaient à Vialas dans le hameau de Nojaret. Élie était le second de sa fratrie. Il portait le nom de son frère aîné mort l’année précédente.


Forgeron, il se maria le 27 septembre 1883 à Malons-et-Elze avec Constance Benoit, une Gardoise fille de paysan. Ils eurent ensemble deux fils et quatre filles. Soustelle fut par la suite mineur et cambusier, vivant successivement dans le hameau du Mas-de-l’Ayre à Malons puis dans celui du Cornas au Chambon, avant de continuer sa vie en Amérique du Nord.


Mineur à Coleanor (Alabama), Élie Soustelle s’abonna à L’Union des travailleurs en 1904. Actif et dévoué il plaça dans son entourage plusieurs abonnements.


Élie Soustelle joua un rôle important durant la grève des mineurs de l’Alabama qui, commencée le 1er juillet 1905, s’acheva fin août 1906. Dans une lettre au vitriol adressée à la rédaction de L’Union des travailleurs en mai, alors que le mouvement commençait à faiblir, il dénonça l’attitude antisyndicale des mineurs francophones de la région, visant en particulier les anciens militants de Bessèges (Gard) qui, arrivés en 1902-1903 après avoir été licenciés à cause de leur engagement révolutionnaire, s’étaient dérobés à tous leurs devoirs lors du lancement de la grève sous divers prétextes (une correspondance publiée en août de l’année suivante montrait que sa colère n’était toujours pas retombée).


En 1908, Élie Soustelle avait déménagé à Christopher (Illinois). Il y organisa avec Jules Derbaix à l’intention des ouvriers français une commémoration des événements sanglants survenus à Chicago en 1886-87. Il partit ensuite à une date non spécifiée s’installer à Rend (Illinois). Lors d’un passage à Christopher en mars 1914, il constata que d’importants progrès avaient été faits. À compter du mois d’avril de cette même année, il se mit à envoyer assez régulièrement à l’hebdomadaire socialiste francophone des chroniques intitulées « De tout un peu ». La première traitait de l’incendie meurtrier de la Triangle Shirtwaist Factory à New York.


Élie Soustelle semble avoir pris ses distances avec L’Union des travailleurs peu après l’éclatement de la Première Guerre mondiale. Dans sa dernière lettre, parue fin septembre 1914, il se défendait d’avoir critiqué la section socialiste de Christopher et se disait prêt à aller s’expliquer devant ses membres. Il mourut deux années plus tard.  


Sources : Arch. Dép. Lozère, État civil de Vialas, Naissances-mariages-décès 1851, Acte n°79, EDT 194 E 15. — Arch. Dép. Gard, État civil de Malons-et-Elze, Naissances-mariages-décès 1883, Acte n°3, 5 E 6475 ; Table des successions et absences 1904-1917, Bureau d'enregistrement de Génolhac, 1205 W 1313. L’Union des travailleurs, 12 janvier, 2 mars 1905, 31 mai, 7 juin, 13 septembre 1906, 21 février, 29 août 1907, 29 octobre 1908, 22 juin 1911, 19 mars, 2 avril, 24 septembre 1914 entre autres.


2e version complétée par moi : 6 avril 2026. 

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Passionné d'histoire, j'ai collaboré pendant plusieurs années au Maitron, dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - mouvement social.

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